Entreprises et salariés

Élisabeth Borne à Beauvais : « Le masque permet de protéger et rassurer »

Ce matin, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Élisabeth Borne, a visité la PME la Brosserie Française, à Beauvais, afin de donner le top départ au protocole sanitaire obligatoire dans les entreprises. Un protocole « contraignant » mais qui est mis en place « pour protéger et rassurer ».

Face aux salariés de la Brosserie Française, une PME qui fabrique des brosses à dents 100% françaises, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a observé et échangé avec l’ensemble du personnel. Alors que la société beauvaisienne était exempte du port du masque – grâce aux 4 000 m² qui permettaient une bonne distanciation sociale – , ce masque est dès aujourd’hui bien obligatoire.

Dans cette usine où les salariés travaillent sur des machines et doivent porter le masque pendant au moins 7 heures, le port obligatoire du masque est accepté… reste maintenant à le supporter. Le côté « contraignant » est sur toutes les lèvres et c’est au manager de prendre le relais. Pour ce faire, Olivier Remoissonnet, Directeur général de La Brosserie Française, prône la communication. « Nous avons renforcé le protocole sanitaire et nous avons beaucoup discuté avec nos salariés afin de travailler dans de bonnes conditions. C’est un nouveau défi et tout le monde a répondu présent. »

Du côté du protocole, lingettes désinfectantes, gel hydroalcoolique, masques, reconfiguration des espaces de travail, distanciation sociale… l’entreprise beauvaisienne était prête. Pour la ministre, même si elle reconnaît que le port du masque est contraignant, cette obligation « n’empêche pas de travailler ». « L’obligation du masque a été instaurée pour protéger et rassurer les salariés, déclare-t-elle. C’est une contrainte mais il y a de la souplesse et du bon sens dans le protocole ».

La ministre face aux salariés.

En ce qui concerne cette souplesse, la ministre n’a pas ouvert les portes, précisant que les salariés « peuvent l’enlever dix minutes durant la pause café » tout en assurant que « les dérogations ont été pensées aussi pour les ateliers et des tâches précises. Il y a une place pour le dialogue social de proximité dans les entreprises ».

Reste le télétravail comme solution. Selon Élisabeth Borne, ce dernier « doit être réfléchi et les entreprises doivent aller dans ce sens et mener des réflexion pour trouver la bonne méthode ». Sauf que le télétravail possède ses limites, comme l’a rappelé Olivier Remoissonnet : « Nous avons instauré deux jours de télétravail mais ce n’est pas facile de fédérer avec le télétravail surtout dans une PME. »