Cuir de satyre une ligne de sacs pour motards chics

Valérie Baumgartner, une habitante de Ponchon, a lancé en avril 2011 sa Sarl à partir d’un projet unique en Picardie. Elle conçoit des bagages de qualité à destination des utilisateurs de deux-roues. Si elle a trouvé en France une quinzaine de distributeurs, elle compte bien se développer à l’international.

Valérie Baumgartner sur son Harley, un modèle de 1992 qu’elle a retapé. Bien sûr, elle porte un sac de sa collection.
Valérie Baumgartner sur son Harley, un modèle de 1992 qu’elle a retapé. Bien sûr, elle porte un sac de sa collection.

 

Valérie Baumgartner sur son Harley, un modèle de 1992 qu’elle a retapé. Bien sûr, elle porte un sac de sa collection.

Valérie Baumgartner sur son Harley, un modèle de 1992 qu’elle a retapé. Bien sûr, elle porte un sac de sa collection.

La passion est souvent source d’imagination. L’histoire de Valérie Baumgartner en est une parfaite illustration. Cette ancienne responsable en marketing d’une très grosse société a tout plaqué en 2010 pour monter un projet unique en Picardie, voire en France. En créant Cuir de satyre, elle a trouvé la bonne combinaison pour réunir l’amour de la moto, du design, son job et sa famille. Et tout tient dans un sac !
A l’aube de la quarantaine, cette habitante de Ponchon, originaire de l’Orléanais, avait plutôt bien roulé sa bosse. Après avoir obtenu le bac, mais sans idée précise quant à ce qu’elle pourrait faire, elle a rejoint une université en Angleterre en se disant : « Au moins, je serai bilingue ! » Elle a enchaîné avec un BTS en communication et action publicitaire. « C’était ce qu’il y avait de plus vaste », sourit Valérie en se retournant sur son passé. De fait, cela lui permettra d’entrer dans la vie active, très active. Responsable d’un secteur PMU, un passage en régie cinéma, l’hôtellerie, Valérie ratissera large. Elle trouvera aussi le temps de rencontrer son époux et d’avoir une petite fille. Et cet enfant apprendra à grandir jusqu’à ses 9 ans en composant avec les décalages horaires. Maman, avec un haut poste à responsabilité dans le marketing pour une très grosse société, était souvent dans les avions. Papa, dans le développement de produits paramédicaux, passionné de moto, passait aussi une grande partie de son temps dans les airs. Et pas sur les mêmes lignes que Maman.

Douzaine de modèles
« Nous avons fini par réaliser que cette organisation devenait de moins en moins possible. L’un de nous devait se poser. En 2010, j’ai quitté l’entreprise où je travaillais. Mon mari, toujours entre deux vols, avait le temps de trouver des idées. Il est issu du milieu de la mode et c’est comme cela qu’il en est venu à penser à une ligne de bagages pour les motards », explique Valérie. En avril 2011, la jeune femme lance la SarlWildskin avec deux associés. Elle injecte 10 000 euros. Elle lance une ligne de sacs pour homme, Cuir de satyre. « Si, au début, l’une de mes associées designer a dessiné des bagages, mon mari et moi avons pris le relais», poursuit Valérie. Il a fallu aussi trouver où produire les sacs. C’est en Inde, un pays que l’époux connaît bien, que le choix se portera. Valérie y effectuera plusieurs séjours. « A New Dehli, une usine a retenu mon attention. Elle travaille avec des grandes marques françaises. » Les peaux de vache seront choisies, traitées de façon à obtenir un cuir déperlant, et assemblées, le tout sur place.
Aujourd’hui, Cuir de satyre propose une douzaine de modèles allant de 222 euros à 538 euros. Tout est pensé de façon à assurer le meilleur confort au motard sur son engin. Des sangles se clipsent, permettant de porter le sac autour de la taille. Un sac qui, bien sûr, a aussi beaucoup de style lorsqu’il est porté en marchant. Une ligne “motarde” existe aussi. La marque a trouvé une quinzaine de distributeurs et bientôt une place au soleil du BHV. Si pour l’heure la Sarl est déficitaire, Valérie compte sur l’ouverture à l’international pour développer son chiffre d’affaires.