Le Fisac d’Abbeville se dessine

La communauté de communes de l’Abbevillois, en partenariat avec les chambres consulaires et l’association des commerçants Sourire, a lancé une large réflexion pour construire l’avenir commercial et artisanal d’Abbeville. Des pistes de réflexion s’engagent...

Diverses mesures ont été évoquées.
Diverses mesures ont été évoquées.

 

Diverses mesures ont été évoquées.

Diverses mesures ont été évoquées.

D’ici le début 2013, le Fisac d’Abbeville sera une réalité pour trois ans. Les différents partenaires travaillent d’arrachepied sur les différentes actions à mettre en place. En effet, une étude avait souligné différents points à améliorer [ndlr, Picardie La Gazette n°3436]. Il est ainsi essentiel que les parkings soient mieux signalés, la chaussée Marcadé et la place Saint-Vulfran embellies. Le manque d’accès aux personnes à mobilité réduite a été pointé et les commerçants sont invités à ouvrir plus tôt le matin et plus souvent entre midi et 14h. D’autre part, les clients estiment que l’accueil n’est pas à la hauteur de leurs attentes. L’association Sourire, qui ne compte que 17 % d’adhérents parmi les commerçants, doit monter en puissance…

Deux ateliers
Suite à ces constats, deux ateliers thématiques ont réuni partenaires et acteurs de la vie commerciale et artisanale. Le premier sur le thème de la promotion, la communication et les animations commerciales, et le second sur l’espace public et l’urbanisme commercial.
Concernant le premier thème, Bruno Menez, du cabinet Cibles et Stratégies, a rappelé à la vingtaine de commerçants présents que leur « principal concurrent est Internet » et qu’il était indispensable d’engager une communication en temps réel via les nouveaux moyens d’équipement comme, notamment, les smartphones : 37 % des Français en sont équipés. Pour cela, il est indispensable de bénéficier d’une base de données ; 27 000 cartes de fidélité de l’association Sourire sont en circulation : elles constituent un fichier de première qualité. Reste aux commerçants à apprendre à se fédérer.
« Toutefois, ce serait bien si les commerçants pouvaient adhérer à l’association sans être obligés de prendre la carte », a estimé Bruno Menez. Richard Tétu, président de Sourire, ne s’y est pas opposé et a estimé qu’il serait nécessaire de recruter un commercial. L’adhésion est de 30 euros à l’année. Bruno Menez a aussi souligné que les consommateurs étaient sensibles à la carotte, c’est-àdire aux promotions ou offres diverses. Ainsi, des chéquierscadeaux pourraient être offerts lors de divers événements, notamment sportifs. « Il faut penser le centre-ville comme un centre commercial, . Ce qui fera la différence dans le Fisac ce sera l’innovation. Il faut proposer ce qui ne se fait pas ailleurs. »

Charte
Concernant les horaires d’ouverture, les commerçants ont convenu qu’il était nécessaire de mettre en place une charte homogène. Dans un premier temps, l’ouverture des magasins les vendredis et samedis midi pourrait être testée. De même, une piétonisation ponctuelle, à titre expérimental, devrait être organisée un samedi après-midi au niveau des quatre artères commerciales principales du centre-ville.
Concernant l’espace public et l’urbanisme commercial, mieux signaler les parkings a été jugé comme une priorité. Une signalétique en temps réel est envisagée pour le parking des Jacobins. Il a été demandé aux commerçants de pousser leurs salariés à se garer ailleurs que devant les magasins. La police municipale devrait effectuer des rondes plus régulières. Un parking relais pourrait être créé sur le parking Valéo. Des bornes minute, qui permettent notamment aux consommateurs de faire leurs achats en peu de temps, ont été plébiscitées et devraient se développer dans les mois à venir.
Dans le cadre du Fisac, et jusqu’en 2015, l’Etat accorde 40 % d’aides pour l’accessibilité des magasins aux personnes à mobilité réduite. De son côté, la communauté de communes pourrait accorder le même taux. Si aucun paragraphe concernant la mise aux normes des commerces n’est stipulé dans le bail des commerçants, c’est aux propriétaires d’assurer les travaux. D’ici là, les commerçants vont devoir plancher sur les animations de fin d’année car, en cette période de crise, beaucoup ont à coeur de « sauver Noël ».