Hervé Thélu, une vision exigeante de l’immobilier

Depuis vingt-cinq ans, Hervé Thélu imprime sa marque dans le monde de l’immobilier. Gérant d’une agence et d’une société de promotion immobilière à Amiens, il revient sur son expérience et sur les perspectives d’avenir de ce secteur touché par la crise.

Hervé Thélu sillonne depuis vingt-cinq ans le monde de l’immobilier.
Hervé Thélu sillonne depuis vingt-cinq ans le monde de l’immobilier.

 

Hervé Thélu sillonne depuis vingt-cinq ans le monde de l’immobilier.

Hervé Thélu sillonne depuis vingt-cinq ans le monde de l’immobilier.

Si l’agence Thélu immobilier gère aujourd’hui plus de 300 lots, composés essentiellement de logements neufs ou anciens rénovés, ainsi qu’un grand nombre d’immeubles commerciaux, l’entreprise a souvent dû faire face aux prises de décisions, pas toujours judicieuses, des gouvernements successifs en matière de logement. Pour contrer ces difficultés, Hervé Thélu s’est entouré d’une équipe efficace, dont professionnalisme, confiance et fidélité sont les maîtres mots.

Une entreprise multicarte
Après avoir passé une dizaine d’années dans le notariat, Hervé Thélu s’est tourné vers la promotion immobilière (achat de terrains, construction d’immeubles, commercialisation…) en 1995. Deux ans plus tard, naissait Thélu immobilier. « J’ai créé une agence immobilière pour ne pas perdre les acquis et pour pouvoir répondre à toutes les attentes d’un client sans qu’il doive chercher d’autres intervenants. Bien évidemment, pour tout ce qui touche à la finance et l’expertise comptable, nous travaillons avec les acteurs locaux, et ce, sans soucis. Bien au contraire ! », analyse le gérant.
L’agence, qui opère sur Amiens et ses alentours immédiats, compte sept salariés répartis dans trois services bien distincts : gestion et administration de biens, locations et transactions. Ce partage strict des tâches permet d’offrir à chaque client un service très élaboré. « Nous sommes là pour assister et conseiller nos clients. Nous sommes capables d’accompagner les gens dans une vision globale de gestion de patrimoine, nous pouvons également prendre en charge le côté déclaratif, comme la déclaration du revenu foncier ou encore la déclaration ISF, explique Hervé Thélu, avant d’ajouter : Nous sommes à l’opposé des grands groupes, très proches de nos clients : nous faisons du sur-mesure. Ils savent aussi que nous sommes à leurs côtés quand ça va mal. C’est quand il y a un problème qu’il faut avoir des conseillers à ses côtés, et nous sommes très réactifs dans ce domaine. »

Remettre à plat la fiscalité immobilière
Malgré un savoir-faire indéniable, Hervé Thélu est plutôt pessimiste. « Les perspectives d’avenir vont être liées aux décisions prises par nos politiques. Elles influencent plus que notre façon de travailler : elles influencent la gestion même de mon entreprise ! En matière de gestion immobilière, par exemple, j’ai gelé tout programme ou toute acquisition de foncier parce qu’aujourd’hui nous n’avons aucune visibilité à court terme et encore moins à moyen terme ! » Le changement de gouvernement et les revirements en matière de fiscalité immobilière semblent compliquer encore un peu plus la situation, comme l’explique Hervé Thélu qui ne décolère pas : « Avec le plafonnement des niches fiscales à 10 000 euros par foyer, j’ai des clients qui ont contracté des emprunts sur quinze ans pour des acquisitions et qui perdent, deux ans après leur investissement, d’énormes réductions d’impôts qui étaient l’essence même de leur prise de décision. »
Ces décisions prises de la part d’investisseurs privés en fonction de la fiscalité permettaient aux professionnels de l’immobilier d’envisager de nouvelles constructions et d’assurer ainsi des chantiers et donc de l’emploi au secteur du bâtiment. « Aujourd’hui, je crains que s’il n’y a pas de remise à plat de la fiscalité immobilière, le chômage continue à croître dans le secteur du bâtiment et que l’on ne produise plus beaucoup de logements neufs parce que sans investisseurs, je ne vois pas à qui nous allons nous adresser pour les vendre », conclut Hervé Thélu.