À Creil, le réseau d'agences de voyage, Univaimer, annonce une levée de fonds de plusieurs millions

Le réseau d’agences de voyage, basé à Creil, est fortement implanté dans les Hauts-de-France, s’est mis en ordre de bataille pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

Jean Dionnet, dirigeant d’Univaimer. (c) Univaimer
Jean Dionnet, dirigeant d’Univaimer. (c) Univaimer

62 agences de voyages dans toute la France dont la moitié implantée dans les Hauts-de-France, une centrale d’appels à Creil, 250 collaborateurs en 2019. Univaimer, créé en 2007, était en plein développement avant la crise sanitaire. « Nous avons réalisé, en 2019, 107 millions d’euros de volume d’activités avec un résultat de 900 000 euros », souligne Jean Dionnet, président de Tourism Invest qui porte la marque Univaimer.

Une levée de fond

Pour retrouver un nouveau souffle, l’entreprise a multiplié les mesures. « En juin 2020, nous nous sommes restructurés avec la fermeture de cinq agences et 49 départs regroupant des départs volontaires, des départs à la retraite et des licenciements », énumère Jean Dionnet. Autre axe de travail : la renégociation des baux qui se traduit par une économie annuelle de plus de 200 000 euros.

« Entre novembre et décembre 2020, nous avons travaillé sur notre projet à quatre ans », poursuit le dirigeant qui a ensuite rencontré des investisseurs potentiels. Une démarche qui a porté ses fruits, puisque, ce 27 octobre, Univaimer annonce officiellement avoir réussi une levée de fonds de plusieurs millions.

« BPI France intervient en obligations convertibles », explique le dirigeant, à hauteur de 400 000 euros. Deuxième partenaire, le fonds Regain 340, géré par Turenne Groupe, intervient, pour sa part, en fonds propres par le biais d’une augmentation de capital. Regain 340 ne communique pas, à ce stade, sur le montant concerné, « mais, généralement, ce montant se situe entre trois et six millions », précise tout de même Jean Dionnet. « C’est une très belle opération », se réjouit-il.

Reprise du marché

Un levier efficace pour enclencher cinq axes de travail, autour du renforcement de la digitalisation, de l’identité de la marque, l’hyperpersonnalisation de l’offre, l’approche RSE et l’ouverture d’agences. « Nous voulons atteindre les 90 agences dans quatre ans », complète Jean Dionnet. « En ce qui concerne l’hyperpersonnalisation, nous voulons développer nos coachs voyage qui rencontrent, sur rendez-vous privatif, les clients pour construire un voyage sur-mesure. Nous avons également un service conciergerie à disposition des voyageurs, même à l’autre bout du monde. »

Des projets qui s’inscrivent dans une reprise du marché. « Nous avons observé deux vagues. Du 20 mai à fin juillet 2021, de nombreux clients, qui avaient des avoirs, se sont précipités pour voyager durant l’été. Nous avons eu beaucoup de vente de dernière minute », constate le responsable. « Depuis septembre, avec la reprise des longs courriers, les gens réservent plutôt de très beaux voyages à une échéance de deux ou trois mois, pour des destinations lointaines. Le dossier moyen, qui se situait autour de 4 600 euros, est passé à 6/ 7 000 euros. » De quoi faire rêver les clients et les agences… tout du moins, si aucune restriction ne vient assombrir l’horizon.