Pôle emploi booste l'apprentissage

L'image de l'apprentissage change dans la société. Exit la voie par défaut, elle devient la voie de l'excellence et du retour à l'emploi. Pôle emploi et ses partenaires accentuent la mise en avant de cette filière de plus en plus convoitée en organisant des actions concrètes.

(c)Adobe
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Au 1er janvier 2020, la région des Hauts-de-France comptait 40 000 apprentis et en France, 491 000 (+16% par rapport à 2018). La voie de l’apprentissage est désormais synonyme d’excellence et de retour à l’emploi. Le Gouvernement mise d’ailleurs sur elle, avec son plan de relance mis en place depuis juillet 2020 dans le but d’accompagner les jeunes dans leur projet professionnel et les entreprises, dans leurs recrutements. C’est aussi surtout pour encourager et inciter les entreprises à continuer à embaucher des salariés en contrat d’apprentissage. « L’apprentissage offre de nombreux avantages et de nombreuses opportunités, explique Abdelhak Ibehrin, chargé de mission de Pôle emploi Oise. Notre objectif est de booster l’apprentissage mais bien plus encore. Notre ambition est de proposer cette voie comme une solution de retour à l’emploi. »

Du côté du marché de l’emploi, au 31 janvier 2020, 109 000 jeunes sont inscrits à Pôle emploi Hauts-de-France… L’apprentissage, un levier pour la nouvelle génération ? « Les jeunes comme les entreprises sont de plus en plus intéressés. L’apprentissage sécurise aussi les recrutements », constate Abdelhak Ibehrin. Dans l’Oise, 130 offres d’apprentissage sont actuellement à pouvoir.

Des actions pour recruter

Cette ambition, Pôle emploi l’affiche avec notamment l’organisation de la Semaine de l’apprentissage, qui s’est déroulée du 14 au 18 septembre, au niveau régional – avec 14 partenaires. Au terme de cette semaine, l’objectif affiché est de signer 4 000 contrats d’apprentissage dans la région. Dans l’Oise, de nombreux centres de formation, Fédérations et Chambres ont ouvert leurs portes afin de présenter les formations, l’alternance, l’apprentissage, les entreprises qui recrutent mais aussi les métiers concernés. Car, même si l’apprentissage retrouve et suscite un intérêt, il n’en reste pas moins des métiers en mal de recrutements. « L’idée est de mettre en relation les jeunes et les employeurs. Dans l’Oise, nous avons de nombreux centres de formation comme Promeo, l’Infa de Gouvieux, le CFA BTP à Agnetz, etc., énumère-t-il. Nous accompagnons aussi les jeunes qui cherchent un contant en apprentissage en les préparant à l’embauche et en les orientant dans leur projet professionnel. Nous partons d’un constat : soit les entreprises ont du mal à trouver des jeunes soit les jeunes ont du mal à trouver des entreprises. »

Sabine Preciado-Lanza, directrice territoriale Pôle emploi Oise, a présenté la Semaine de l’apprentissage.

Cette communication reste bénéfique car de nombreux secteurs souffrent d’un déficit d’image structurel, à l’instar du secteur de la métallurgie qui pourtant a vu ses métiers se moderniser grâce notamment à la technologie. Et parce que l’apprentissage est une porte d’entrée à l’emploi, il ne faut pas oublier la question sociétale d’une telle voie : « L’apprentissage est aussi un bon moyen de rentrer dans la vie active de manière opérationnelle et offre l’émancipation des jeunes », observe Abdelhak Ibehrin.

Cette voie, qui est « un investissement à l’avenir » pour Pôle emploi, valorise également des compétences : au démarrage de son apprentissage, un apprenti sur deux a un niveau inférieur au CAP et six jeunes sur dix obtiennent un diplôme de niveau Bac ou plus à l’issue du parcours d’apprentissage. Au total, sept jeunes sur dix trouvent un emploi à la sortie de leur formation.

Pour l’heure, une autre action est actuellement mise en place : le salon en ligne, organisé jusqu’au 28 septembre. Au total, 29 stands virtuels d’entreprises peuvent être visités de façon dématérialisée et des créneaux d’entretien à distance pris en visioconférence. Actuellement, 61 offres d’emploi en apprentissage sont à pouvoir sur ce salon.